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mardi 3 mars 2015

[FGA Média] Travailleurs détachés : la France aussi (terre agricole de Bretagne)

Les travailleurs détachés ne sont pas l'apanage des abattoirs allemands ! La France en emploie 300 000 par an. Et le Finistère a même été le département qui en embauchait le plus !
Au début de la crise, en 2008, on a souvent entendu parler du plombier polonais. Puis ce fut au tour des travailleurs roumains et bulgares, employés à tour de bras par les abattoirs allemands à des tarifs défiant toute concurrence. "Une réalité, assure Jean-Bernard Solliec. Le détachement et l'absence de Smic induisent des écarts de compétitivité énormes ! Pour un abattoir moyen, 30 000 porcs/semaine, ça représente 6 à 8 millions d'euros/an". Et le vice-président de l'ABEA de citer Vion, l'abattoir hollandais qui a perdu 800 millions d'euros en 2012, ou Danish Crown, au Danemark qui, en quelques années, a perdu 30% de ses cochons et de ses clients au profit des Allemands. "C'est un cancer qui ronge tous les abattoirs européens".
 
Agriculture et agroalimentaire
Mais la CFDT a voulu aller plus loin que ce simple constat et a organisé une table ronde, le 14 février dernier, à Châteaulin (29). "En France, aussi, on accueille des travailleurs détachés", rappelle Jean-Luc Feillant, le secrétaire général de la branche agroalimentaire bretonne. Certaines estimations font état de 300 000 travailleurs dans le bâtiment, l'agriculture, l'agro-alimentaire, le transport... "Et même des pilotes d'avion", rajoute Chantal Guittet, députée du Finistère et co-auteur d'un rapport sur le détachement des travailleurs pour la commission des affaires européennes. Et en 2011, le Finistère était le département français qui embauchait le plus de travailleurs détachés, avant d'être relégué en 5e position par la région Paca.
 
Nationalisme et populisme
Le travail détaché a été imaginé au sein de l'Union européenne en 1996, "à une époque où elle ne comptait que 15 pays, relativement proches en termes de droit du travail, souligne Bruno Vannoni, le président de l'Effat, la fédération européenne des syndicats de l'alimentation, de l'agriculture et du tourisme. Avec 28 pays aujourd'hui, ce n'est plus du tout le cas. Et certains gouvernements ont profité de la faiblesse des textes". Pour le syndicaliste, hors de question de laisser faire ! "Dans certains pays, la mafia est derrière ces sociétés qui organisent le travail détaché. Et, un peu partout en Europe, il provoque une montée du nationalisme et du populisme".
 
De l'esclavage ?
"Le travail détaché en lui-même ne pose pas problème, assure Hervé de Gaillande, directeur général adjoint de la Direccte Bretagne, qui chapeaute l'inspection du travail. Ce sont les dérives qu'il faut combattre". Des dérives qui conduisent à une situation de quasi-esclavage, comme l'ont montré des reportages Outre Rhin, avec des conditions de logement indignes, une nourriture insuffisante et pas équilibrée, des clauses abusives dans les contrats qui lient les travailleurs aux sociétés de sous-traitants... Mais les contrôles sont difficiles. "Nous travaillions 50h/semaine, payés 35", raconte Yannick Le Doussal, qui a été détaché en Allemagne, en Belgique... Et en France ? "C'est le droit du travail français qui doit s'appliquer, y compris sur les rémunérations, la durée du travail..., tandis que les déclarations fiscales et sociales sont à effectuer dans le pays d'origine, rappelle Hervé de Gaillande. Toutes choses bien difficiles à contrôler ! Au lieu de déclarations papier, parfois illisibles volontairement, il faudrait généraliser les déclarations informatiques, créer un fichier au niveau national...". Mais impossible de s'assurer de ce que touchent in fine les travailleurs ! "La prise de conscience doit aussi avoir lieu dans les pays de départ", estime Bruno Vannoni. En attendant, un Smic va se mettre en place dans les abattoirs allemands et l'Europe planche sur une modification des règles du détachement...
1,92 euro de l'heure !
"Nous avons voulu informer les travailleurs détachés avant qu'ils ne quittent leur pays". La CFDT coopère depuis quelques temps avec un syndicat bulgare. Et s'est rendue sur place l'an dernier. "Là-bas aussi, le sujet intéresse ! En plus d'une soixantaine de travailleurs, les médias étaient venus en nombre : trois télés, des radios, la presse écrite...", détaille Fabien Guimbretière, secrétaire général de la FGA-CFDT.
Le constat est sans appel. "Il y a une telle différence de niveau de vie, le salaire moyen est de 150 à 200 €/mois, qu'ils sont prêts à venir en France juste pour gagner un peu plus. Et 5€/heure, c'est l'eldorado pour eux !" Mais, entre promesses et réalité, le fossé est large. Et les intermédiaires, qui se chargent du logement, de la nourriture et du transport, se paient grassement au passage. "Une femme a témoigné qu'une fois retirées toutes ces rétro-commissions, elle a perçu 1,92 euro de l'heure". Un cas qui reste rare, les autres personnes déjà venues en France évoquant un salaire oscillant entre 4 et 5 €/heure."Nous avons aussi demandé à rencontrer les salariés une fois arrivés en France". La CFDT s'est rendue sur un chantier de récolte de melons dans les Deux-Sèvres. "Mais là, la parole se libère beaucoup moins ! Ils ont peur de ne pas pouvoir revenir".
 
Et demain ?
Si Chantal Guittet a rédigé une feuille de route pour le gouvernement français pour discuter à Bru-xelles de l'aménagement de la directive sur les travailleurs détachés, Richard Ferrand a planché, au sein de la commission des affaires sociales, sur les mesures que pourrait prendre la France :
une responsabilité solidaire et conjointe entre sous-traitant et donneur d'ordre, afin de ne plus entendre "je ne savais pas", comme l'a affirmé EDF sur le chantier de construction de la centrale de Flamanville,
la création d'une "liste noire" des entreprises qui ont triché, avec mise en ligne sur Internet,
l'interdiction de percevoir des aides pour les entreprises qui ont fraudé,
l'obligation de double déclaration, sous-traitant et maître d'ouvrage, afin d'éviter les "oublis",
la possibilité, pour les organisations syndicales, de saisir la justice.
"Mais l'Administration centrale est équipée de rabots", constate Richard Ferrand, inquiet de voir que certaines des propositions ont du mal à passer le cap des Ministères. Présentée aux députés en début de semaine, la proposition de loi sera soumise au Sénat courant avril.




mercredi 30 juillet 2014

[FGA Media] Delpeyrat supprime 58 postes à Thouars

Lors du Comité d’Entreprise du 22 juillet, la Direction du groupe Delpeyrat a informé les  représentants du personnel de la suppression de 58 postes soit environ les deux tiers des  effectifs. L'usine de Thouars emploie aujourd'hui 86 salariés et la FGA-CFDT est inquiète  pour la pérennité de ce site de production.
Selon la Direction, ce transfert d'activité vers Agen et la spécialisation du site de Thouars  sont une « nécessité vitale ».

Delpeyrat est une filiale du groupe coopératif Maïsadour depuis 1998.

La Direction précise qu'elle proposera des possibilités de reclassements internes pour les salariés. 
Des postes seraient prévus sur les sites qui verraient leur activité augmenter, notamment à Agen.

Les propositions de reclassement dans les autres usines du groupe laissent les salariés et la FGA-CFDT sceptiques.
Combien de salariés sont prêts à quitter le département des Deux-Sèvres pour rejoindre un site dans le Lot et Garonne ou les Landes, et dans quelles conditions ? 

Pour la FGA-CFDT, tout doit être mis en œuvre pour trouver des solutions de reclassement  acceptables pour tous les salariés. Le groupe coopératif Maïsadour doit prendre ses  responsabilités en anticipant ces restructurations, en formant - notamment les salariés  concernés - pour ainsi leur permettre de développer leur employabilité.

jeudi 18 juillet 2013

[FGA Media] Tout l'été, aux côté des saisonniers

Cette été encore, les équipes CFDT se mobilisent auprès des saisonniers.

Vous êtes saisonnier cet été ? Vos enfants ont un job d'été ? La CFDT est là pour vous informer et vous accompagner.

Rendez-vous tout l'été dans l'une des 83 actions organisées à destination des saisonniers !

Découvrez aussi le nouveau guide du saisonnier ! Contrat, fiche de paie, pauses... Toutes les règles du jeu sont expliquées pour aider les saisonniers à passer un bon été au travail.

Téléchargez le guide ici >> http://bit.ly/126MWLp



Et partagez-le vite à vos amis ! Parce qu'une saison ou un job d'été c'est mieux quand on connaît ses droits ;-)



vendredi 28 juin 2013

[SGA 79 Média] Une centaine avec la CFDT pour l'emploi dans le Bocage (26/06/2013)

Heuliez et Ateliers du Bocage en tête, une centaine de personnes a répondu le 26 juin dernie à l’appel de la CFDT. Une délégation a été reçue par le sous-préfet.
  



Beaucoup de drapeaux orange, aux couleurs de la CFDT, et deux banderoles, pour les Ateliers du Bocage et Heuliez : hier en fin d'après-midi, une centaine de personnes a pris part au rassemblement initié par le syndicat pour l'emploi dans le Bocage. « C'est vrai qu'Heuliez et les Ateliers du Bocage font l'actualité en ce moment », explique la secrétaire départementale Sophie Gilbert. « On en entend beaucoup parler, mais il y en a plein d'autres ». A commencer, entre autres exemples, par Moléma* ou encore l'entreprise bressuiraise Ouest Impression « qui est au plus mal » a-t-on pu entendre hier dans les rangs. Certes, « je ne dis pas que le Bocage n'est pas dynamique économiquement, mais des signes sont tout de même inquiétants, comme l'augmentation du chômage de 18 % en un an », reprend Sophie Gilbert.


" Un État mou "

L'idée de la CFDT est « de redonner du dialogue social dans les entreprises et de remettre en avant des slogans que nous avons depuis des années, sur la formation ou le reclassement ». Une délégation a été reçue par le sous-préfet Patrick Venant « Car nous pensons qu'il peut influer sur les choses, comme par exemple la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Il est le représentant d'un État que l'on trouve plutôt mou en ce moment ».

Nouvelle République


* douze salariés de chez Moléma ont reçu leur lettre de licenciement 


jeudi 27 juin 2013

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, invité du Grand Jury le dimanche 30 juin 2013 à 18h30

Il sera l’un des premiers à rencontrer Jean-Marc Ayrault la semaine prochaine pour le lancement de la concertation sur les retraites. Laurent Berger et la CFDT ont prévenu : pas question d’accepter une réforme tricotée à la va-vite.

A quelle condition la centrale soutiendra-t-elle le gouvernement ? Quelles sont les lignes rouges à ne pas dépasser ?Alors que le chômage bat de nouveaux records, un autre dossier se profile à la rentrée : la renégociation de l’Unedic. L’indemnisation des demandeurs d’emploi est-elle menacée ? Faut-il baisser le coût du travail ?

L’accord emploi signé en début d’année rentre tout juste en vigueur. Quand les premiers effets s’en feront-ils sentir ? Faut-il aller plus loin, comme le réclame déjà le patronat ?

Les réponses de Laurent Berger devant le Grand Jury, c’est dimanche 30 juin de 18h30 à 19h30 avec Jérôme Chapuis (RTL), Alexis Brézet (Le Figaro) et Eric Revel (LCI)

samedi 4 mai 2013

“Oui, la CFDT est fière d'avoir signé l'accord sur la sécurisation de l'emploi”


Les salariés les plus fragilisés auront des droits nouveaux. Dans beaucoup de pays européens frappés par la crise, ces dispositions seraient saluées unanimement. Chez nous, les postures tactiques et conservatrices de tout bord nous font encore perdre du temps quand nous n'en avons déjà plus. Retrouvez ci-dessous la tribune de Laurent Berger publiée sur Slate.fr, le 30 avril 2013.

es motifs d’inquiétude ne manquent pas: chômage record, précarité croissante, pauvreté en hausse, suppressions massives d’emplois... L’indignation générale est profonde parce que derrière ces mots ce sont des réalités quotidiennes douloureuses pour des millions de travailleurs et leurs familles. Mais cette indignation n’a de force que si elle est le moteur de l’action et de l’engagement!

Or le courage manque: trop souvent les politiques, les patrons ou les syndicats lui préfèrent le confort du commentaire et de la dénonciation. C'est une manière de taire leur propre absence d’idées et d’engagement. Pour chacun, l’immobilisme paraît moins risqué, mais il nous mène collectivement dans le mur.

Cette absence de courage a trop souvent pour paravent les appels au statu quo au nom d’un passé mythifié sinon le recours paresseux à la démagogie, quand ce n’est pas la désignation de boucs émissaires. Un tel aveu d’impuissance révèle l’ampleur de la crise de responsabilité et le manque de perspectives qui pénalisent la France. 

Dans cet environnement délétère, certains font réellement face à l’urgence du présent et préparent l’avenir. Ce sont ceux qui refusent la fatalité et l’inertie en prenant le risque de s’engager. Trois exemples récents:

- Si le site Renault de Flins voit son avenir pérennisé grâce à la construction annoncée de la Nissan Micra, c’est que des organisations syndicales ont signé un accord de compétitivité avec la direction.
- Si 2.000 jeunes vont être embauchés dans le secteur des assurances dans les mois à venir, c’est parce qu’un accord sur les contrats de génération vient d’y être signé.
- Si l’usine Electrolux de Revin ne va pas fermer ses portes en 2014 comme le groupe le prévoyait, c’est grâce au combat de l’équipe CFDT du site soutenue par les pouvoirs publics qui a proposé des alternatives.

Parmi d'autres, ces exemples sont la démonstration que la résignation ne peut pas être de mise. Ils montrent que le dialogue social apporte des solutions profitables à l’emploi et aux salariés.

Faire du dialogue social un facteur de progrès, c'est ce qu’a voulu la CFDT en négociant âprement puis en signant l’accord sur la sécurisation de l’emploi.

Cet accord a été violemment attaqué. Ses détracteurs n’ont eu de cesse d’en distiller, par tous les moyens, une caricature honteuse pour mieux instrumentaliser les salariés, au risque de les diviser. Certains y ont même vu la cause de l’augmentation du chômage, alors que l’accord n’est pas encore transcrit dans la loi. Un tel dévoiement serait risible s’il ne témoignait pas d’un terrible conservatisme. 

Nous n’avons pas à nous excuser de mettre les mains dans le cambouis, ce devrait être l’affaire de tous, pas seulement de quelques-uns.

La CFDT est fière d’avoir signé cet accord. Pour la première fois, le dialogue social s’est saisi de la sécurisation de l’emploi et s’est attaqué à la précarité, là où le code du travail, malgré ses multiples dispositions, n’avait pas pu empêcher la suppression massive des emplois, la dérive du travail précaire et le creusement des inégalités.

La loi en passe d’être votée au Parlement va rendre effectifs des droits nouveaux pour les salariés les plus fragilisés: complémentaire santé pour tous, encadrement des temps partiels imposés, plus grande sécurité pour les chômeurs qui retrouvent un emploi. Cet accord, c'est aussi une plus grande place accordée au dialogue social et à l’anticipation pour mieux maintenir l’emploi.

Dans beaucoup de pays européens frappés par la crise, ces dispositions seraient saluées unanimement. Chez nous, les postures tactiques et conservatrices de tout bord, qu’elles soient politiques, patronales ou syndicales, nous font encore perdre du temps quand nous n'en avons déjà plus. 

Construire ensemble est un impératif. Cela n’efface ni les divergences d'intérêts, ni les rapports de force. Mais dans notre société bloquée, angoissée par l'avenir, montrons que le dialogue social est possible et améliore la vie des salariés. Les chantiers à mener sont nombreux.

A chacun de prendre ses responsabilités. Ne laissons pas d'espace aux thèses dangereuses des extrêmes. Donnons à voir un avenir meilleur. Vite, il y a urgence!

mercredi 3 avril 2013

[FGA Média] Représentativité FGA 2013


Les résultats de la représentativité issus de la réforme 2008 viennent d’être annoncés par le ministère du travail.

Ce seront eux désormais à compter d’août 2013, qui au niveau national interprofessionnel ou professionnel feront foi pour déterminer si telle ou telle organisation syndicale peut siéger ou non autour de la table des négociations. Si tel est le cas, pour être valable, un accord à ce niveau-là, devra être signé par une ou des organisations représentant au moins 30% des suffrages. De la même manière pour s’y opposer, une ou des organisations devront représenter au minimum 50% des suffrages.
Au niveau interprofessionnel, la CFDT est créditée de 29.74% (poids relatif) proche de le CGT qui est de 30.62%.

On peut bien sûr regretter le fait de ne pas pouvoir s’engager seul sur un accord. Mais ce score fait taire tous ceux qui pensaient que la CFDT était la deuxième organisation loin derrière la CGT. En termes de suffrages, la CFDT est deuxième, c’est vrai, mais de peu, et en termes d’adhérents, nous revendiquons la première place. L’écart n’est donc pas aussi important que certains voudraient le laisser croire. Autre élément important, le pôle dit « réformiste », CFDT, CGC, CFTC représente 51.15%. Les détracteurs de l’accord sécurisation de l’emploi signé en janvier n’ont donc plus d’arguments pour dire que cet accord n’est pas « représentatif » autant sur les anciennes que sur les nouvelles règles, il est valide et incontestable.

Les résultats de la FGA :
La FGA est très satisfaite des résultats qu’elle enregistre dans ses différentes branches. En prenant en compte les données brutes qui nécessitent d’être recalculées en enlevant tous les syndicats non représentatifs, ce qui aura pour effet d’augmenter les résultats de toutes les organisations restantes (poids relatif), la FGA peut d’ores et déjà annoncer que :

- Dans 55 branches ou conventions collectives concernées par cette mesure de la représentativité, elle arrive 35 fois en première position et 8 fois en seconde.

- Elle perd sa représentativité dans 2 conventions collectives, représentant très peu de salariés et peu ou pas suivies par la fédération : la fédération nationale des chasseurs et les organismes de la confédération nationale des syndicats des travailleurs paysans.

- Elle pourra s’engager seule avec plus de 30% des suffrages au minimum dans 31 branches ou conventions collectives.

Les premières analyses nous démontrent que là où nous sommes présents, nos résultats sont bons, voire très bons. Nos résultats dans les plus grosses branches de la fédération sont dans ce sens significatifs. La FGA-CFDT a une place prépondérante dans l’ensemble des « grosses » branches de la transformation agroalimentaire et des services à l’agriculture. Nos résultats sont moins bons dans les branches et/ou CCN où il y a peu de présence syndicale. Nous retrouvons ainsi les branches où il y a beaucoup de TPE et par conséquent les résultats des élections de ce secteur, mais aussi des élections Chambres d’agriculture (collège 3A).

Ces bons résultats, la FGA-CFDT les doit à l’ensemble de ses délégués syndicaux et de ses sections syndicales qui par leur travail au quotidien au plus près des salariés portent les valeurs de la CFDT et les concrétisent en actions pour faire avancer leurs droits. Au nom de la FGA-CFDT je vous remercie pour tout le travail accompli dans vos entreprises, travail qui a rejailli sur l’ensemble de l’organisation.

Bien sûr passée cette grande satisfaction, ces résultats ne doivent pas nous faire oublier que cette mesure de la représentativité sera établie tous les quatre ans. Cette dernière se gagne au quotidien dans les entreprises et non pas dans la dernière ligne droite. C’est donc à chaque équipe syndicale en fonction de ses résultats et en lien avec son syndicat de déterminer sa stratégie de développement en permettant aux salariés d’être parties prenantes de notre action syndicale et donc en développant les liens de proximité.

Collectivement nous aurons à nous interroger pour « toucher » les salariés des TPE agricoles et non agricoles. Leur faire connaître notre type de syndicalisme et notre engagement au quotidien pour faire évoluer leurs droits.

dimanche 31 mars 2013

Représentativité syndicale : le choix des salariés

La réforme de la représentativité vient de franchir une étape décisive : pour la première fois les organisations représentatives, le sont à partir des votes exprimés par les salariés pour des personnes et leur activité syndicale dans l’entreprise. 

 Les cinq confédérations représentatives le resteront. Cette légitimité est désormais fondée sur le vote des salariés et plus sur une décision du pouvoir politique. Les résultats rendus publics aujourd’hui placent la CGT et la CFDT en tête des organisations représentatives avec des scores très proches entre 26 et 27 %. La CFDT est représentative dans la quasi-totalité des 750 branches professionnelles. Cet excellent résultat est le fruit de l’activité quotidienne de milliers de militants CFDT auprès des salariés dans les entreprises. Il valide la pertinence d’un syndicalisme de proximité, implanté dans de nombreuses entreprises et qui se fixe pour objectif d’obtenir des résultats concrets pour les salariés par le dialogue social et la négociation collective. Cette représentativité fondée sur le vote des salariés renforce la légitimité de l’engagement des organisations syndicales et le rôle de la démocratie sociale. Forte de la confiance que lui accordent les salariés, la CFDT continuera à assumer pleinement sa responsabilité dans la construction de solutions aux difficultés qu’ils vivent. En revendiquant la réforme de la représentativité qui se concrétise aujourd’hui l’objectif de la CFDT était de renforcer l’efficacité du syndicalisme. Elle entend poursuivre dans cette voie avec tous ceux qui partagent la vision d’un syndicalisme qui s’engage en faveur de résultats pour les salariés.



"Merci aux salariés pour leur confiance" par CFDT_TV

samedi 23 février 2013

[FGA Média] GROUPE CREDIT AGRICOLE : La FGA-CFDT exige un plan à moyen long terme sans régression sociale et sans suppressions d'emploi


La FGA CFDT oscille entre colère, espoir et vigilance.

Le groupe Crédit Agricole vient d’annoncer un résultat négatif de 3,8 milliards d’euros, conséquence d’une perte abyssale de sa structure cotée Casa (Crédit agricole SA) de 6,5 milliards. La dernière facture de la session de la banque grecque Emporiki est de 1,5 milliard. Cette acquisition aura coûté au total la bagatelle de 8,3 milliards à la banque verte. Le groupe a dû aussi passer pour 2,7 milliards de dépréciations d’écarts d’acquisition au quatrième trimestre 2012. Banque de financement et d’investissement, crédit consommation, courtage, banque de proximité en Italie, etc., peu de secteurs sont épargnés.

Colère des salariés en constatant que le groupe paie ainsi la boulimie de ses dirigeants des années 2000, qui ne juraient que par un développement externe tous azimuts, mal évalué, mal maîtrisé, mal piloté ! Au final, la grenouille verte et mégalomane n’aura été que pour peu de temps plus grosse que le bœuf ! A l’époque de l’acquisition d’Emporiki, la FGA-CFDT avait tiré en vain la sonnette d’alarme devant les dirigeants…dont certains sont encore présents !
Au final c’est l’emploi qui trinque et les salariés qui souffrent !

Espoir cependant, car, retraités de ces opérations exceptionnelles, les résultats sont bons :
+ 3 milliards de résultat opérationnel pour Casa et + 5,7 milliards pour le groupe. Les fonds propres sont solides et la banque verte est déjà au dessus des futurs ratios prudentiels exigés par les autorités françaises et européennes. Les réseaux des Caisses régionales et de LCL, basés sur l’activité de banque de proximité, apportent une rentabilité récurrente, malgré une diminution de l’activité. Ces chiffres montrent une fois de plus que le Crédit Agricole tire sa force de toutes les femmes et de tous les hommes qui y travaillent.

Vigilance enfin : Le Crédit Agricole semblerait se tourner, à nouveau, vers une banque universelle de proximité, mutualiste, moins spéculative, plus ancrée dans les territoires et vers les métiers qui ont fait sa force par le passé. La FGA –CFDT exigera qu’un tel plan à moyen terme se réalise sans régression sociale et sans considérer l’emploi comme seule variable d’ajustement pour préserver la rentabilité d’exploitation.

mercredi 20 février 2013

[FGA Média] Des patrons magouillent, les salariés trinquent…


La justice devra déterminer les responsabilités dans l’affaire de la viande de cheval et les responsables devront être sévèrement sanctionnés.

En attendant, la coopérative Lur Berri à laquelle appartient la société Spanghero doit tirer les conclusions de la décision du ministre de l’agriculture et écarter tous ceux qui de près ou de loin ont « trempé » dans cette affaire, à titre conservatoire, en attendant que la justice fasse son travail.

Cela doit permettre à la société Spanghero de retrouver au plus vite son agrément sanitaire nécessaire au travail de la viande.

La FGA-CFDT estime en effet que les 360 salariés de la société Spanghero n’ont pas à être les victimes d’actes frauduleux perpétrés par des patrons peu scrupuleux.

La FGA-CFDT demande aux pouvoirs publics de travailler aux côtés du groupe Lur Berri, en lien avec les instances représentatives du personnel, pour faire en sorte que de quelque manière que ce soit, aucun emploi salariés ne soit supprimé suite à cette affaire scandaleuse.

Elle rappelle en outre que des mesures doivent êtres prises concernant l'étiquetage des produits, le droit d'alerte et de retrait pour les salariés, ainsi que sur les contrôles de 1er niveau (voir communiqué de presse précédent).

mercredi 13 février 2013

[FGA Média] Affaire de la viande de cheval


Sans préjuger de la nature exacte des responsabilités incombant aux différentes entreprises concernées par l’affaire des lasagnes de cheval, la FGA-CFDT condamne la tromperie faite aux consommateurs. Elle souhaite néanmoins que l’amalgame ne soit pas fait entre toute une industrie qui met l’accent de plus en plus sur la qualité de ses produits, la qualité sanitaire des aliments etc. (notamment par la mise en place de normes sanitaires drastiques et de contrôles effectués par des salariés qualifiés à tous les niveaux de fabrication), et une ou des entreprises (la justice  déterminera lesquelles) qui semblent avoir des pratiques frauduleuses.

Cette affaire remet en lumière trois revendications que la FGA-CFDT porte depuis maintenant plusieurs années.


1/ L’étiquetage sur l’origine des matières premières des produits transformés :
L’origine des matières premières principales contenues dans les produits transformés doit être connue des consommateurs qui doivent pouvoir choisir en connaissance de cause ce qu’ils souhaitent consommer. Le « Fabriqué en France » estampillé actuellement sur les produits induit le consommateur en erreur.
Ce qui semble aujourd’hui possible pour les produits élaborés à base de viande doit être étendu à l’ensemble des plats cuisinés.

2/ Un droit d’alerte et de retrait pour les salariés :
Un salarié témoin de pratiques douteuses, de dysfonctionnements… mettant en cause la qualité sanitaire des aliments doit pouvoir les dénoncer sans craindre de perdre son emploi. Pour cela, Comme pour les conditions de travail, un droit d’alerte et de retrait doit pouvoir  s’appliquer.  L’exercice de ce droit doit être accompagné d’une protection des salariés qui y auraient recours,  en bénéficiant notamment d’une protection.

3/ Un contrôle de 1er niveau effectué en toute indépendance : 
Le ministre parle d’un renforcement des contrôles sanitaires. La FGA-CFDT ne peut que s’en satisfaire. Elle rappelle néanmoins son opposition à la tendance actuelle qui est de supprimer les agents de l’Etat  sur les lignes d’abattage pour les contrôles de 1er niveau en les remplaçant  soit par de l’autocontrôle soit par des sociétés privées. Elle considère qu’il revient bien à l’Etat de faire, en toute indépendance ces contrôles de 1er niveau.

[FGA Média] La FGA au Salon International de l'agriculture





Comme tous les ans, la FGA-CFDT sera présente au SIA

Venez nous retrouver du 23 février au 3 mars au Salon International de l'Agriculture 2013

mardi 5 février 2013

[FGA Média] La FGA-CFDT propose une alternative à la fermeture des sites Candia


Le cabinet d’expertise du comité central de l’entreprise Candia, Syndex, a présenté ses conclusions. Selon lui Candia peut économiser plus de 16 millions d’euros, tout en conservant une partie de ses sites de production.

Les économies porteraient sur la réduction de toutes les formes de sous-traitances et de précarité ; l’amélioration de la productivité et du fonctionnement des usines notamment avec des objectifs plus ambitieux au niveau des pertes matières ; la réduction des frais généraux pour les sites et les sièges du groupe Sodiaal ; la baisse des couts de production via le crédit d’impôt compétitivité-emploi dont va bénéficier Candia.
Ce plan global pourrait ainsi générer presque autant d’économie que celui prévu par la direction de Candia avec la fermeture des trois sites et 332 licenciements. A ce stade, la direction reconnait déjà 10 millions d'euros d’économies. La FGA-CFDT continue donc de penser que la fermeture des sites n’est pas inéluctable. Le scénario du maintien partiel d’activité du site du Lude (Candy'Up, crèmes...) apparait donc encore viable. Le syndicat doit rencontrer le ministère de l’Agriculture pour lui faire part de cette proposition alternative et exige que la direction étudie cette proposition pour le site du Lude.