jeudi 26 décembre 2013

[Groupama] Je vais bien ne t’en fais pas

Les lecteurs cinéphiles auront reconnu le titre du magnifique film que Philippe Lioret réalisa en 2006 à partir du roman éponyme d’Olivier Adam, film grâce auquel Mélanie Laurent obtint le César du meilleur espoir féminin et Kad Merad celui du meilleur acteur dans un second rôle.

Le Grain à Moudre n’ayant pas vocation à faire de l’ombre à Studio Ciné Live et à Première, nous arrêterons là nos digressions cinéphiliques et nous  nous concentrerons sur notre sujet de prédilection : Groupama qui, avec l’onéreuse contribution de ses dirigeants, nous en fait pourtant souvent… du cinéma.

« Tout va bien ne t’en fais  pas » c’est en substance ce que Thierry Martel déclarait dans un communiqué de presse qui, le 2 août dernier, accompagnait la publication des comptes semestriels. Après avoir connu deux années difficiles qui avaient amené le Groupe à vendre plusieurs filiales et divers biens immobiliers et à supprimer plusieurs centaines d’emplois, la Direction Générale indiquait que Groupama renouait avec les bénéfices grâce notamment à « la mobilisation de toutes ses équipes ».
Ouf nous étions rassurés ! Tant de travail, de modération salariale, de sacrifices ne resteraient pas vains. Bonjour « veau, vache, cochon, couvée ». Salut à toi augmentation salariale ! Tout allait redevenir pour le mieux dans le meilleur des mondes…

Et puis vint la Commission Nationale de Négociation UDSG du mois d’octobre. Sous cette appellation pour le moins énigmatique se cache l’antre du dialogue social dans lequel directions et syndicats se retrouvent pour parler « soussous ».
Tout naturellement les organisations syndicales demandèrent en une belle unanimité que, les bénéfices revenus, les efforts consentis soient en euros reconnus. 
Que nenni répondirent les représentants de l’Union Des Seigneuries Groupées  toujours prompte à faire la sourde oreille quand d’argent il s’agit. 

Pour l’augmentation collective négociée au niveau national ce fut « touche pas au grisbi » mais on nous promis que dans les Caisses il y aurait « du grain à moudre »
On allait voir ce que l’on allait voir… et nous vîmes… les  mêmes « tontons flingueurs » à l’œuvre (détail en page 3). Dans les autres entreprises du Groupe, ce n’est guère mieux, voir plus mal  (résultats des courses dans le prochain n°). 

Puis il y eut l’épisode de la présentation au Comité de Groupe du 5 décembre de la PSO 2013-2015 (Plan Stratégique Opérationnel). Un document fut remis dans lequel nous apprîmes que le DSK avait augmenté son taux de pénétration en Bulgarie (sic, voir encart en page 3) et puis c’est tout. Un contenu indigent, une stratégie à la petite semaine, rien de concret, rien de fédérateur et de motivant. Nous attendions une stratégie novatrice porteuse d’espoir et susceptible d’arrêter l’hémorragie des emplois (le Groupe a perdu 10% de ses effectifs en entre 2011 et 2012). Mais rien, nous attendons toujours. Un vrai désert des Tartares. 

« Tout va bien ne t’en fais pas »… Et pourtant se pose maintenant la question des véritables capacités du Groupe à sortir de ses difficultés, à fabriquer du résultat, à reconstituer durablement ses fonds propres, à atteindre ses objectifs en matière d’obligations réglementées, de marge de solvabilité, à stabiliser le périmètre d’activité sans recourir encore à des destructions d’emplois.

Après des négociations salariales impécunieuses et la présentation d’une stratégie invisible nous sommes en droit d’exiger des instances de gouvernance du groupe et des différentes entreprises qui le composent de mettre en place une véritable stratégie capable d’asseoir la pérennité d’une institution mutualiste plus que centenaire, de redonner du sens au travail des salariés et de faire disparaître du vocabulaire la notion de modération salariale.

Edito du Grain à Moudre n°11, publication de la CFDT GCA  - actuellement en cours de diffusion sur la Caisse Régionale. Si vous souhaitez recevoir notre revue par mail, laissez nous un message ici : cfdtgca@gmail.com

[Crédit Agricole] L'accord RTT est reconduit : Essentiel !

Au menu de cette séance de négociation, un accord majeur pour les salariés : celui du temps de travail. Cet accord arrive à échéance au 31 décembre 2013, et les derniers échanges étaient nourris. D’où l’importance de cette séance de synthèse et de conclusion. Deux grands sujets faisaient en effet encore débat :


Les grands principes de l’accord de branche :

Le principe de 56 jours de congés et de RTT cumulés est inchangé dans l’accord de Branche, les CR ne pouvant déroger aux dispositions de cet accord que dans un sens plus favorable. 

La CFDT n’a pas d’objection politique à signer un avenant interprétatif qui préciserait l’accord initial, le plus important étant d’en rappeler l’équilibre et le socle commun. Cet avenant interprétatif ne remet donc pas en cause le contenu et le fond des avenants portant sur le sujet, mais a uniquement pour but de reformuler, sans le modifier, le contenu de l’accord du 13 janvier 2000 porté par la CFDT. Les accords en CR ne pourront être que plus favorables et il n’y a donc pas d’effet rétroactif possible.

La CFDT sera donc signataire de cet avenant interprétatif qui inscrit dans le marbre les principes fondateurs de notre accord de RTT, auquel même les organisations syndicales non signataires ont fini par s’attacher…


Le forfait pour les non-cadres :

La FNCA avait manifesté un intérêt marqué pour une évolution de fond sur les forfaits en jours en rendant éligibles des collaborateurs non cadres. A ce titre, elle souhaitait ouvrir la discussion sur les critères d’éligibilité et la formalisation de ce forfait, afin de donner une plus grande souplesse dans l’organisation du temps des collaborateurs, notamment ceux en relation avec la clientèle.

Pour nous, ce dossier mérite une analyse fine, précise, quasiment métier par métier, avec une obligation de négociation locale et une logique de prime de forfait spécifique. L’intérêt des CR, on l’a bien compris, mais l’intérêt des salariés concernés est à construire !

Lors de la séance de négociation du 10 décembre, la FNCA est revenue sur ce projet d’évolution, considérant le sujet comme manquant encore de maturité. Pour la CFDT, finalement, c’est très sage…


Toute l’équipe CFDT de la CMDS vous souhaite de très heureuses fêtes de fin d’année.
Et de belles journées de RTT pour bien en profiter !


vendredi 1 novembre 2013

[Eurial Soignon] Augmentation des Salaires de 1.2% au 1er novembre

L’augmentation des salaires de 1.2% au 1er novembre est l’application des résultats de la négociation sur les salaires. Nous étions sortis des négociations avec 0 €, et une conciliation avait été mise en place avec des médiateurs issus du syndicat patronal et des syndicats de salariés. Cette conciliation avait débouché sur :

- Un montant de l’intéressement 2012 passant de 110 € à 160 € en mai 2013
 - Une augmentation de salaire de 0.6% au 1er novembre 2013 (sans conditions)
- Sous réserve de la maîtrise du budget 2013, augmentation supplémentaire de 0.6% au 1er novembre 2013 (soit 1.2%)


Quel est le sens que nous donnons à cette augmentation de 1.2% ?

1. Elle signifie qu’à l’examen des résultats du groupe à la fin septembre 2013, Eurial tient ses objectifs. Il y a bien des difficultés liées aux volumes et aux prix du lait, mais elles sont compensées pour l’instant, notamment par nos marges.

2. C’est beaucoup mieux que ce qui nous attendait si nous ne nous étions pas mobilisés. Sans être ce que nous attendions au début de 2013, puisque l’augmentation n’aura quasiment pas d’effet sur les revenus de 2013,  nous avons :
- su tenir compte des résultats de l’entreprise (avec l’aide de notre consultant d’AXIA) pour revoir nos exigences à la baisse,
- refusé la résignation et préparé le rapport de forces si la direction restait opposée à toute augmentation de salaire après tant de promesses

3. La résignation ne mène à rien. Les salariés qui, avec la CFDT, n’étaient pas résignés à l’issue des premières négociations, ont eu raison ! Merci à eux.

4. C’est la solidarité qui permet d’arriver à des résultats pour tous. 

mardi 22 octobre 2013

[Groupama] Elections Professionelles Groupama Centre Atlantique : la CFDT en forte progression

Diffusion aux adhérents CFDT d'une analyse détaillée des résultats des élections professionnelles GCA.

En progression de 5,35 points par rapport à 2009, la CFDT a désormais une représentativité de 21,37%  sur Groupama Centre Atlantique.


Autre point positif, un très fort taux de participation est à souligner : 68,26 % des salariés GCA se sont exprimés (taux en hausse de 7 points par rapport aux scrutins de 2009). 

Merci aux candidates et candidats qui ont porté les couleurs de la CFDT.
Merci aussi aux électeurs qui ont (souvent) fait le bon choix !

samedi 19 octobre 2013

Pour vous, un représentant CFDT, c'est quoi ?

Un représentant CFDT, ça sert juste à se plaindre ou à faire grève ? Oubliez vos clichés et découvrez qui se cache vraiment derrière votre représentant CFDT.

jeudi 10 octobre 2013

[Groupama] Négociations salariales nationales : Bis repetita ?

Après une décennie expansionniste durant laquelle Groupama s’était lancé dans l’acquisition de nombreuses sociétés d’assurances avec comme ambition de devenir un acteur européen incontournable ;
Après la création de Groupama Banque et d’Amaguiz ;
Après de multiples campagnes de communication et des millions d’euros investis dans le sponsoring sportif ;
Après les prises de participations stratégiques dans la Société Générale, Véolia, Bolloré, Saint-Gobain et l’achat de plusieurs milliards d’euros de dettes souveraines, la « première mutuelle de France » faillit connaître fin 2011 les affres de l’adossement et ne dut son salut qu’à l’intervention de l’État.

Après la désensibilisation du portefeuille actions stratégiques ;
Après la vente de plusieurs filiales et de biens immobiliers ;
Après de nombreux plans de départs volontaires, avec une contraction drastique des frais et une baisse des effectifs dans toutes les entités ;
Après une année quasiment blanche au niveau de l’augmentation des salaires, Groupama semble être sorti de la tourmente.

En effet, lors de la présentation des comptes semestriels 2013, le Directeur Général de Groupama, Thierry MARTEL, annonçait que le groupe renouait avec les bénéfices après deux années difficiles et cela grâce à la mobilisation de toutes les équipes.

Lors de l’ouverture des négociations salariales nationales du 8 octobre, la FGA-CFDT, organisation majoritaire à Groupama (40% de représentativité), attendait que la direction reconnaisse cet effort collectif de l’ensemble des salariés qui ont porté à bout de bras leur entreprise auprès des clients et des sociétaires gagnés par le doute et la méfiance.

Douche froide…. La direction propose une augmentation collective indigente :

- 1% du salaire minimum de fonction (SMF qui concerne moins de 10%) des effectifs.
- 0% de revalorisation pour la garantie collective qui concerne les 17 500 salariés du périmètre mutualiste !

Suite au calamiteux épisode de vaches maigres de l’année dernière la négociation salariale revêt pourtant cette année une importance particulière : elle doit redynamiser le contrat social dont l’équité dans les rémunérations est un pilier essentiel et redonner du sens au travail des salariés en reconnaissant leur investissement quotidien et en préservant leur pouvoir d’achat.

À cet effet la FGA-CFDT a revendiqué une augmentation de 3% du salaire minimum de fonction (SMF) et une mesure collective garantie de 2,5% avec un minimum d’augmentation de 65€ par mois pour l’ensemble des salariés.

Une prochaine réunion de négociation se déroulera le 31 octobre. En attendant, la FGA-CFDT ne reste pas inactive. Elle interviendra au Comité de Groupe et dans toutes les entités pour exiger que les employeurs reviennent à la table de négociation avec des propositions décentes. Des contacts ont été pris avec les autres organisations syndicales représentatives de Groupama pour organiser en commun une mobilisation des salariés susceptible de peser sur la suite des négociations.

mercredi 9 octobre 2013

[Groupama] Elections des représentants du personnel GCA

Du 8 au 15 octobre 2013, vous serez appelés à renouveler pour les 4 prochaines années, vos représentants du personnel.

Ces élections sont un moment important de la vie de l'entreprise. La CFDT et l'UNSA, qui partagent des valeurs communes, ont décidé de présenter une équipe de candidats composée de femmes et d'hommes issus des différents services et départements de GCA. Nos deux organisations syndicales présentent ces candidats pour leurs compétences, leur dynamisme et leur capacité à être à l'écoute de tout le personnel. C'est grâce à cette richesse humaine que la CFDT et l'UNSA peuvent s'engager et traiter de front et à fond tous les dossiers.



Le Comité d'Entreprise (CE)

 C’est quoi le Comité d'Entreprise ? 
Le comité d’entreprise est informé et consulté pour avis sur les questions intéressant l’organisation, la gestion et la marche générale de l’entreprise et, notamment, sur les mesures de nature à affecter le volume ou la structure des effectifs, la durée du travail, les conditions d’emploi, de travail et de formation professionnelle du personnel.
Le comité d’entreprise assure aussi la gestion des activités sociales et culturelles de l’entreprise.

 Rôle social et culturel 
Pour la gestion des activités sociales et culturelles, le CE définit des prestations liées aux loisirs, vacances, culture, solidarité pour les salariés et leurs familles avec pour vocation l’amélioration de leur bien-être et de leurs conditions de vie. A GCA, les élus du CE s’investissent pour vous proposer des voyages, des séjours, le Noël des enfants, les chèques-vacances, des subventions pour la pratique des activités sportives et les sorties culturelles. Le CE propose également un large choix de location pour les week-ends et les vacances. Dans un souci de proximité, le CE a mis en place des commissions de site qui proposent des activités spécifiques.

 Notre action
Depuis la mise en place du CE unique, les élus CFDT et UNSA se sont fortement impliqués :
- pour la mise en place du quotient familial ;
- pour le développement des activités sociales et culturelles ;
- pour le maintien d’un budget « activités sociales et culturelles » sur chaque site ; 
- pour que l’ensemble des sites continue à être représenté au CE ;
- pour le développement des chèques-vacances.



Les Délégués du Personnel (DP)

 C’est quoi les DP ?
Le délégué du personnel a pour mission de présenter aux employeurs toutes les réclamations individuelles ou collectives relatives aux salaires, à l’application du code du travail et des autres lois et règlements concernant la protection sociale, l’hygiène et la sécurité, ainsi que des conventions et accords collectifs du travail applicables dans l’entreprise.
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 Notre action 
Depuis 2009, les élus DP CFDT et UNSA sont présents sur l’ensemble des sites de GCA et ont posé plusieurs centaines de questions sur des sujets aussi variés que : 
Les PRV, les objectifs, les congés, les campagnes commerciales, les conditions de travail, la défense des droits des salariés au quotidien, le respect des accords, le temps de travail, les promotions, la classification, la rémunération, le fonctionnement des services, etc.

Nombre des interventions des élus CFDT et UNSA ont permis d’aboutir à des solutions collectives permettant notamment d’améliorer les conditions de travail et de faire respecter les accords existants.
Nos élus Délégués du Personnel ont aussi assisté et accompagné très souvent des salariés dans des situations individuelles délicates.


 Des candidats à l’écoute
Nos candidats sont des femmes et des hommes issus des services internes et du réseau commercial de votre site. Cette diversité est la force de la CFDT et de l’UNSA. 
Nos candidats seront à votre écoute et à votre disposition pour vous défendre au quotidien.
Vous pourrez solliciter en toute confiance vos élus CFDT et UNSA qui s’engagent à respecter, si vous le souhaitez, la confidentialité de votre demande.


Pour la CFDT et l’UNSA, l’action dans les instances du personnel
doit se construire autour d’objectifs prioritaires :

- la défense et le maintien des emplois sur l’ensemble des sites ;
- le maintien des acquis sociaux ;
-    la préservation de la santé et l’amélioration de la qualité de vie au travail ;
- la progression du pouvoir d’achat ;
- une gestion démocratique et décentralisée des activités du CE ;
- un renforcement du rôle social du CE avec un budget qui bénéficie à l’ensemble des salariés ;
-  le développement des aides proches de vos préoccupations (famille, études, petite enfance, etc.) ; 
-  la conservation du patrimoine existant ;
-  le maintien et le développement des chèques-vacances.

Voter pour les candidats présentés par la CFDT et l'UNSA, c'est donner votre voix à ceux qui savent l'entendre