jeudi 19 février 2015

INTERVENTION CFDT – PLAN REGIONAL FILIERE BOIS (SESSION CESER DU O4 AU 16 FEVRIER 2015)

La  CFDT votera cet avis mais souhaite apporter des éléments complémentaires sur une des trois priorités du rapport du Conseil Régional n°AI-1 : « l’investissement dans la formation des salariés, l’organisation du travail et le dialogue social ».
Tout d'abord, elle valide l'intervention de l'Etat et de la Région pour relancer les acteurs de la filière ( février 2013 , relance par le Ministre de l'Agriculture de l'instance nationale CSF conseil supérieur de la Forêt, fin 2013-début 2014 , mise en place des Assises de l'Agroalimentaire et du Bois). Ces travaux font le constat d'un manque d'attractivité des métiers de la filière bois.
La CFDT tient à réaffirmer que la réussite d'une filière passe, entre autre, par le dialogue social d'entreprise et territorial, il est primordial :
de construire une filière organisée et créatrice de Valeur Ajoutée par le développement de la transformation et de la valorisation du bois issu de l'exploitation de la forêt de la Région, laisser à d'autres la valorisation du secteur forestier est néfaste aux emplois directs et indirects ;
d'agir dans le cadre d'un dialogue social territorial ( 83 % des établissements  emploient 5 salariés au plus) pour une meilleure connaissance  de l'emploi et de son évolution, une meilleure reconnaissance des métiers et des qualifications, la formation des salariés et leur progression en compétence en priorisant les salariés les moins qualifiés, et ceci en mettant en place un service de remplacement dans ces TPE pour permettre l'accès à la formation ;
D'aider les TPE forestières qui ne disposent que très rarement des compétences nécessaires à la gestion des ressources humaines pour appliquer les différents de la réglementation sociale en vigueur, d'avoir recours à des groupements d'employeurs ;  
de faire respecter l'application des accords et conventions collectives concernant l'amont et la première transformation du bois, ces dernières étant inactifs depuis plusieurs années. L'application de ces accords en terme de rémunération et de prévoyance contribuerait à rendre les métiers plus attractifs.
D'améliorer les conditions de travail et de réduire la pénibilité dans ce secteur où la fréquence des accidents de travail et des maladies professionnelles est importante. Pour cela, créer des CHSCT interentreprises au sein des TPE, pour une mise en œuvre de politiques de prévention (guide de bonnes pratiques...)

 La CFDT sera attentive à ce que les aides de la Région permettent une meilleure attractivité sur les métiers en terme d'amélioration de conditions de travail, de développement de rémunérations, et de formations.

INTERVENTION DU GROUPE CFDT SUR L’AVIS DU CESER SUR Le Rapport du Conseil Régional : PLAN D'ACTIONS RÉGIONAL EN FAVEUR DE LA CITOYENNETÉ ET DE LA JEUNESSE

Le groupe CFDT considère comme un acte important et urgent que la région Poitou Charentes se saisisse de la question de la citoyenneté après les attentats horribles de début Janvier. Attentats qui ont été suivis par des rassemblements citoyen historiques.

Ces attentats avaient un objectif politique très clair : atteindre les valeurs fondamentales de notre république, à savoir : la liberté d’expression, la laïcité, le vivre ensemble, et plus globalement notre démocratie.

La réaction à ses attentats de nos dirigeants politiques mais aussi des citoyens a été exemplaire et marquera l’histoire.

Maintenant que la population a réagi vivement et à chaud sur les événements de début Janvier, la société Française est interrogée sur ses valeurs républicaines et sur la façon de les faire vivre.

Une attente forte des citoyens s’est effectivement exprimée pour que l’esprit qui a soufflé sur cette grande manifestation ne disparaisse pas aussi soudainement qu’il s’est levé.

Bien sûr nos politiques ont une responsabilité particulière dans les suites que seront données à ces actes,  mais nous avons aussi une responsabilité à assumer.

En effet, le CESER  représentant de la société civile a toute sa place dans ce débat pour y apporter ses visions et ses propositions.

A notre avis, il semblerait même nécessaire en cette période que le CESER se saisisse de cette question afin de réaffirmer  les valeurs républicaines et celles du vivre ensemble.

Pour votre information, 7 organsinions syndicales de salariés, CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA, FSU et Solidaires, ont constitué au niveau national le 5 février un groupe de travail, de réflexions et de propositions portant sur les différents thèmes qui peuvent renforcer le « vivre et travailler ensemble » dans les entreprises, les administrations ainsi que sur les territoires.

Des groupes de travail sont mis en place et sont chargés d’étudier les questions suivantes :
• la lutte contre les discriminations dans l'emploi et la question du dialogue social
• Travailler ensemble, les espaces de solidarité et d’intégration,
• Vivre ensemble aujourd'hui
• les parcours de la citoyenneté de l’école à l’emploi,
• la lutte contre les populismes et l’intolérance.
Un travail spécifique sera mené sur les pratiques religieuses au travail

Pour nous CFDT, ce travail est essentiel afin de mettre en œuvre des actions concrètes favorisant la démocratie, le vivre ensemble, la lutte contre les discriminations, la laïcité et la solidarité.

Concernant l’avis du CESER, il pointe à juste titre des manquements importants dans le dispositif que veut mettre en place la Région. Si la question des jeunes doit être prioritaire, il est nécessaire de prendre en compte d’autres aspects du vivre ensemble

D’autres problématiques entrent en ligne de compte, telles que :
- l’exclusion sociale avec ses conséquences sur la pauvreté, le mal logement
- les questions d’insertion et de sécurisation des parcours professionnel
- la question des banlieues mais aussi celle de la ruralité avec la disparation des services publics et des services aux publics.
- la lutte contre toute forme de populisme et d’intolérance
- la question de l’intégration des populations étrangères
-  la fiscalité qui doit être plus juste en termes de progressivité

Il nous semble aussi nécessaire de débattre de la place de l’entreprise dans la société.
En effet,  l’entreprise dans nos territoires a une responsabilité particulière sur les questions fondamentales de l’aménagement de ce territoire, du vivre ensemble et de toutes les questions sociales et sociétales.

samedi 14 février 2015

La CFDT sort majoritaire des élections MSA 2015

La CFDT, grâce au travail important de ses militants a couvert l'ensemble des cantons du département des Deux-Sèvres. Elle obtient 58 sièges sur les 99 attribués au collège des salariés agricoles.
Elle remercie l'ensemble des électeurs qui lui font confiance ainsi que ceux de l'UNSA2A et les candidats qui se sont portés sur ses listes.
Elle regrette le faible taux de participation 25.54 % dans le collège salariés, et entend bien le message de ceux qui, par leur non-participation au scrutin, méconnaissent le rôle des élus MSA. 

Par ce vote, les salariés relevant du régime MSA, ont fait le choix du syndicalisme de transformation sociale, celui qui permet d'adapter notre système de protection sociale aux défis d'aujourd'hui. Un syndicalisme qui combat l'immobilisme qui conduit à l'impasse dans un monde en profonde mutation. 

Tout au long de la mandature qui s'ouvre, la CFDT s'attachera par l'intermédiaire de ses administrateurs à renforcer notre système de protection sociale pour qu'il continue à être plus juste et plus solidaire ;
mais aussi par la proximité des délégués cantonaux et des services MSA, à informer ceux qui en ont le plus besoin. 
  

dimanche 11 janvier 2015

[SGA 79 Média] La CFDT et l'Unsa font liste commune


Faisant pour la première fois liste commune aux élections à la Mutualité sociale agricole (MSA), la CFDT et l'Unsa alignent 153 candidats, dont un tiers de femmes, dans le collège des salariés actifs et retraités. De quoi être présents dans les 33 cantons et espérer faire aussi bien qu'en 2010, qui avait vu les deux syndicats obtenir respectivement 39 et 31 délégués (70 des 99 délégués) et décrocher chacun deux postes d'administrateur sur les six alloués aux Deux-Sèvres (autant à la Vienne).


La nouvelle alliance fait campagne sur quatre lignes majeures et avance des revendications transversales. Pour l'assurance-maladie, elle souhaite un financement via la CSG, pour une large assiette, de préférence à une TVA sociale. Elle plaide également pour la limitation des dépassements d'honoraires et le maintien du tiers payant au service d'un meilleur accès aux soins pour tous. S'agissant des prestations familiales, elle appelle à la préservation des actions extralégales, à l'image des bourses pour les étudiants (selon le quotient familial) et des aides ménagères pour les personnes âgées et défavorisées. Dans le cadre de la santé au travail, elle attend la mise en place rapide du compte pénibilité, un développement des études épidémiologiques sur les expositions aux produits phytosanitaires, l'instauration d'un travail sur les troubles musculo-squelettiques et sur les rythmes dans les abattoirs. Pour les retraites, elle sollicite l'engagement d'une réflexion pour la pérennité du système en place et la poursuite de l'harmonisation des droits pour les polypensionnés.

Secrétaire de la branche agriculture à la CFDT, Annick Hérault met l'accent sur« l'importance du travail de terrain » et sur « des élus qui jouent un rôle clé d'intermédiaire entre les assurés et l'institution ».


mardi 11 novembre 2014

[SGA 79 Média] La CFDT exige du " flicage " sur le crédit de compétitivité

Les emplois de l’agroalimentaire souffrent. La CFDT appelle au contrôle des entreprises sur l’utilisation du crédit d’impôts compétitivité emploi.
Obtenir du patronat qu'il fasse réellement participer les salariés à la stratégie des entreprises, et donc à leur propre avenir, c'est un des thèmes majeurs de la CFDT dans le secteur de l'agroalimentaire. Un secteur qui est très présent dans le nord des Deux-Sèvres avec 5.000 emplois environ et des poids lourds nationaux comme Maïsadour-Delpeyrat, Bonduelle, LDC-Marie, Bongrain, Terrena-Gastronome, Lactalis-Riblaire… « Ces groupes qui fusionnent les uns avec les autres, à celui qui deviendra le plus gros, réalisent de gros profits au détriment de l'emploi et des employés », résume Annick Hérault, UD-CFDT.
« Leur réussite financière dépend de l'argent public : abattement Fillon de 22 % sur cotisations sociales, et le Crédit d'impôt compétivité emploi (1.000 € par salarié chez LDC par exemple. Or, ils se restructurent et les conditions de travail se dégradent.
Et, à la fin, les salariés sont mis devant le fait accompli : le licenciement comme pour Delpeyrat-traiteur, à Thouars. »

Où en est le suivi du Cice ?
A l'Union régionale CFDT, Bernard Giret souligne que « le Medef a signé pour le crédit d'impôt compétitivité emploi (Cice) » en s'engageant sur quatre critères : investissement, recherche, formation et emploi. « Certains le font et tous les chefs d'entreprise ne sont pas dans le Medef car ils restent attachés aux territoires. Mais pour les autres, il faut arrêter le double discours : il faut des contrôles. Or, le préfet Lambert avait annoncé le suivi du Cice mais il est parti. » Sophie Gilbert, elle, se souvient des « badges patronaux annonçant un million d'emplois en contrepartie du Cice. Ces emplois, ils sont où ? »

La " fabrique " des handicapés
Selon le syndicat, dans ses usines de transformation, en raison des cadences et du stress, la filière agroalimentaire « fabrique » des handicapés. « La région a le record des troubles musculo-squelettiques », note Bernard Giret. « Et aujourd'hui avec la technique du "lean " qui implique et culpabilise le salarié, on court aux risques psychosociaux. » Dans ce constat peu réjouissant, la CFDT mise sur « l'encouragement vers les nouveaux modes de consommation, les circuits courts locaux et la recherche de la qualité des produits ». Mais là, pour créer 5.000 emplois, ce n'est plus de la prévision, mais du futur…

samedi 25 octobre 2014

[Groupama] Lettre ouverte aux Directeurs Généraux des entreprises adhérentes à l’Unité de Développement Social GROUPAMA (UDSG) et à son Président

Le 22 octobre 2014, 

Le  31 juillet dernier, la Direction Générale de notre Groupe se félicitait des bons résultats du premier semestre 2014. Les salariés, acteurs au premier plan de ces bonnes performances pouvaient, en toute légitimité, espérer une négociation salariale nationale de bonne tenue, susceptible de leur faire oublier les mesures unilatérales minimalistes qui avaient prévalu en 2012 et 2013.

A l'issue de cette négociation, force est de constater que l'embellie de GROUPAMA, pourtant largement médiatisée,  ne profitera pas  à celles et ceux qui ont pourtant payé un lourd tribut à la crise qu'a traversée notre Groupe.
Lors des commissions nationales de négociation qui se sont déroulées les 9 et 22 octobre, les délégations syndicales ont assisté à un simulacre de négociation. La délégation employeur s'est bornée à mettre en exergue la crise économique, le manque de croissance, la faiblesse du marché de l'assurance sans faire référence aux bons résultats du premier semestre, sans indiquer que les entreprises du périmètre UDSG avaient bénéficié de plus de 14 millions d'euros au titre du CICE (Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi) ni que ces aides allaient se cumuler en 2015 avec celles du Pacte de Responsabilité.
Les différentes propositions de revalorisations collectives des salaires exprimées par nos organisations n'ont pas retenu l'attention des employeurs qui, il est vrai, ont pris la fâcheuse habitude de ne pas écouter les représentants des 17 000 salariés du pôle mutualiste.

En effet, depuis plusieurs mois nous constatons que,  dans les différentes entreprises du périmètre UDSG, le dialogue social se détériore, que des engagements pris et des accords signés ne sont pas respectés.
Ce délitement du dialogue social se double d'une dégradation généralisée des conditions de travail, d'une diminution des emplois dommageable pour la qualité de service rendu à nos sociétaires et clients, d'une multiplication des situations préjudiciables à l'intégrité et à la santé des salariés. 

Si nous nous adressons solennellement à vous aujourd'hui, c'est pour vous faire prendre conscience que nos entreprises ne pourront achever leur redressement sans une meilleure redistribution des richesses produites, sans une meilleure considération des salariés et de leurs représentants, sans une reconnaissance collective du  travail fourni.

Jamais une entreprise de services ne fonctionnera et ne se développera sans les compétences, les efforts et la motivation de ses salariés.
GROUPAMA ne déroge pas à ce constat.
Les salariés ont largement payé les errances des dirigeants du Groupe, leurs erreurs politiques et leurs choix stratégiques. 
Il vous appartient de manière urgente de prendre les salariés en considération et d’agir partout :
pour des revalorisations collectives de salaires décentes, qui doivent concerner l’ensemble des salariés ;
pour l’amélioration des conditions de travail ;
pour le retour à un dialogue social respectueux et responsable.

Les organisations syndicales sollicitent, d’urgence, une rencontre commune avec le Président de l’UDSG accompagné d’une délégation de Directeurs Généraux.

Dans cette attente,

Recevez nos meilleures salutations.

Les organisation CFDT -  CGT - FO - CFE.CGC - UNSA

jeudi 23 octobre 2014

[Gastronome Industrie Sevrienne,] La position de la CFDT Gastronome suite à l’annonce de la fermeture du site de Luché Pringé

L’agroalimentaire connaît depuis plusieurs années des restructurations, avec des fermetures de sites dans de grands groupes : DOUX, GAD, GLON, IMPERIAL TABACO… 

Dans cette période où l’agroalimentaire est particulièrement touchée par la crise et au désarroi de la CFDT Gastronome, nous nous n’attendions pas à une telle annonce brutale. La direction de GASTRONOME confirme à ce jour, que son plan de redressement comprend la fermeture d’ici Juin 2015 du site de Luché Pringé, site faisant partie de sa filière dinde avec 165 emplois supprimés sans compter les emplois indirects menacés.
La CFDT a réaffirmé, à la direction du groupe GASTRONOME, être choquée et indignée de la décision prise. L’annonce d’un tel projet de fermeture inquiète fortement les salariés des autres sites. 

D’autant plus, la CFDT ne comprend pas l’annonce du projet de fermeture du site de Luché Pringé,  annonce contradictoire « où » dans la presse écrite du 27 Juin 2014 dernier, le groupe agroalimentaire GASTRONOME se voulait être rassurant en pérennisant cent emplois cette année dans le Bocage Sévrien. Il prévoit, en outre, d’investir 7,5 millions d’euros sur le site de Nueil-les-Aubiers, et d’y créer 40 postes dès janvier 2016 dans les Deux- Sèvres (79).
participants

Ceci étant dit, GASTRONOME détruit aussi de l’emploi face à cette restructuration.

La CFDT a demandé donc la remise en place de la commission GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) au plus vite, car pour la CFDT il est souhaitable de connaitre l’évolution stratégique de l’entreprise à 3 ans et + et les conséquences sur nos emplois dans nos filières afin d’anticiper l’employabilité des salariés ; au cas, ou d’autres difficultés viendraient, à plus ou moins long terme, menacer nos emplois.
La CFDT sollicite la direction de s’engager humainement et financièrement  sur un accompagnement décent des salariés, vers des mutations appropriées,  recherches de postes, de favoriser la formation professionnelle au lieu de licencier.

Réunie en intersyndicale, la CFDT majoritaire dans le groupe, ne rejoindra pas la position de la CGT lors de débrayages prévus sur leurs sites au détriment des emplois.